Right to Nonviolence: quand les défenseurs des droits de l’homme passent à l’offensive (iloubnan)

03/11/2010

par Aline Fontaine, iloubnan.info – Le 03 novembre 2010

Cet été, « right to non-violence » a vu le jour à Beyrouth. Avec à sa tête le juriste Chibli Mallat, cette ONG a pour but de rendre efficace une stratégie de non-violence, principalement par la promotion du droit et d’actions juridiques et politiques ciblées en faveur des droits de l’homme au Moyen-Orient.

« Le droit à la paix – La paix par le droit », telle pourrait être la devise de Right to non violence, un réseau de juristes et d’experts basés au Moyen orient et en Europe et déterminés à contribuer au renforcement de l’Etat de droit dans la région. Cette ONG est officiellement née à Beyrouth au mois de juillet.  “Officiellement”, car cette association n’est autre que l’institutionnalisation d’un réseau informel de solidarités et de soutien au respect des droits de l’homme dans une région tourmentée, ou pourtant les sociétés civiles aspirent à plus de droit et de liberté. La “révolution du cèdre” de 2005 et les soulèvements en Iran ont été des événements déclencheurs de la création de Right to non violence.
Parmi les fondateurs se trouve Chibli Mallat, avocat et professeur de droit aux Etats-Unis (cette année académique à Utah et à Harvard law school). Egalement titulaire de la chaire Jean Monnet de droit européen à l’Université Saint-Joseph, il est particulièrement connu pour avoir défait Ariel Sharon devant les tribunaux belges, en 2001, pour le massacre de Sabra et Chatilah, et incriminé le colonel Qaddafi devant les tribunaux libanais pour l’enlèvement et la disparition de l’Imam Moussa al-Sadr, procès en cour qui inquiète beaucoup le dictateur libyen. En 2005, il s’est aussi présenté à l’élection présidentielle libanaise. Une campagne tambour battant en faveur d’une démocratie moderne et sans corruption.

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